Nouvelle republique

Un exemple à suivre par «les pays nord-africains»

14-01-2022 21:53

La zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) est entrée en activité le 1er janvier 2021 dans l’objectif de booster les échanges commerciaux entre les pays membres. Un an après, il est difficile d’établir un bilan en raison du contexte sanitaire et économique actuel, mais aussi à cause de l’absence de plans financier et infrastructurel permettant l’accès facile à ce bloc commercial. La mise en place d’infrastructures nécessaires à son bon fonctionnement tarde à venir, selon les conclusions de nombreux spécialistes et organisations qui recommandent plus d’engagement et d’actions de la part des pays signataires de l’Accord de la Zlecaf, dont...

icile d’établir un bilan en raison du contexte sanitaire et économique actuel, mais aussi à cause de l’absence de plans financier et infrastructurel permettant l’accès facile à ce bloc commercial. La mise en place d’infrastructures nécessaires à son bon fonctionnement tarde à venir, selon les conclusions de nombreux spécialistes et organisations qui recommandent plus d’engagement et d’actions de la part des pays signataires de l’Accord de la Zlecaf, dont l’Algérie. Appelant à plus d’implication des banques et des établissements financiers africains en vue de faciliter aux entreprises les opérations d’exportations. Mais, il faut au préalable définir de façon claire les règles d’origine pour protéger les marchandises et bénéficier d’une préférence tarifaire. Selon quelques experts, certains pays devraient réviser leurs règles commerciales pour les adapter à l’évolution du marché africain en pleine mutation. La levée des barrières tarifaires n’est pas suffisante pour tirer profit d’un marché très demandeur, des modes de paiement devraient être mis en place pour faciliter les transactions financières pour plus de visibilité et de traçabilité. Six pays de la zone monétaire ouest-africaine à savoir le Ghana, le Nigeria, la Gambie, le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone ont décidé de mettre en place « un Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) dans le cadre d’une tentative visant à dynamiser le commerce intra-africain », a fait savoir, avant-hier, le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cet instrument est lancé par « la Banque africaine d’import-export (Afrexim) et plusieurs autres partenaires », a-t-il précisé, estimant que « c’est une solution africaine à un problème africain. C’est la réalisation la plus pratique et la plus importante dans l’intégration du système de paiement sur le continent depuis l’indépendance de la domination coloniale. Nous n’avons jamais été aussi proches, en tant que continent, de la vision de l’émission d’une monnaie commune ». L’intégration d’un système de paiement sur le continent africain serait un exploit, selon le secrétariat de la Zlecaf qui n’exclut pas la possibilité de « l’émission d’une monnaie commune » pour faciliter les échanges commerciaux au sein du même bloc commercial ainsi que le paiement par les entreprises de leurs marchandises, sans acheter de la devise. Selon l’économiste et vice-président ghanéen Mahamudu Bawumia, repris par plusieurs médias étrangers, « ce système de paiement mettrait fin à la dépendance de l’Afrique à l’égard des devises tierces pour payer les transactions sur le continent et contribuerait à dynamiser le commerce intra-africain pour stimuler l’industrialisation et favoriser une croissance économique durable et inclusive en Afrique ». Samira Tk

Partagez l'article :

تغطيات إخبارية