Nouvelle republique

«Atteindre une production sécurisable, tout un défi», selon Henni

2 jours, 22 heures, 44 minutes

Pour atteindre son objectif de sécurisation d’une production céréalière à « 71 millions de quintaux d’ici à 2024, dont 10% dans les wilayas du sud «, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural s’efforce d’agir depuis des mois sur les principaux leviers d’amélioration de la productivité, notamment, à travers le développement de l’irrigation et la mobilisation des eaux souterraines et superficielles suffisantes. Pour l’exécution de ce programme, un nouveau cahier des charges a été mis en place entre les minoteries, les boulangeries et l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) afin d’assurer le suivi et le contrôle des quantités destinées...

rural s’efforce d’agir depuis des mois sur les principaux leviers d’amélioration de la productivité, notamment, à travers le développement de l’irrigation et la mobilisation des eaux souterraines et superficielles suffisantes. Pour l’exécution de ce programme, un nouveau cahier des charges a été mis en place entre les minoteries, les boulangeries et l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) afin d’assurer le suivi et le contrôle des quantités destinées aux boulangeries et aux grossistes. Malgré ces efforts, les statistiques de la saison 2020-2021 révèlent, selon le ministre de tutelle, Abdelhafid Henni, « un déficit en matière de quantités collectées, faisant état d’une quantité de 135.000 qx d’orge collectées pour des besoins qui dépassent 8 millions de qx «. « Les quantités de céréales collectées au niveau de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) ont atteint 13 millions de quintaux de blé tendre et dur «, a-t-il indiqué, jeudi dernier, lors d’une plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, expliquant ce déficit par « l’apparition de la spéculation dans la production du son et sa mise à disposition pour les éleveurs, d’autant que 40% seulement sont destinés directement aux éleveurs, tandis que 60% sont destinés à la vente libre «. Cet effet de spéculation a aussi eu une répercussion directe sur la disponibilité de la semoule et de la farine sur le marché. Le département ministériel « œuvrait en coordination avec celui de l’Industrie pour se diriger définitivement vers la vente de son directement à l’éleveur ou aux usines productrices de fourrages pour animaux seulement et l’interdiction de leur vente libre en dehors des minoteries «, a-t-il souligné, déterminé à poursuivre la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route visant à exploiter, malgré les périodes de sécheresse, le potentiel de production céréalière pour atteindre un niveau sécurisable, permettant de « réduire le poids des importations «. L’absence d’entretien de la céréaliculture et du contrôle technique cause des pertes importantes lors de la récolte. Les mauvaises conditions de stockage affectent aussi la qualité de la production. A ce sujet, M. Henni a indiqué que « le secteur s’attelait à augmenter les capacités de stockage de l’OAIC, (28 millions de qx actuellement), à travers le projet de réalisation de 30 silos de stockage, dont 16 réalisés et 14 connaissant un retard de réalisation «, assurant que « tous les moyens sont disponibles pour leur réalisation avec des capacités nationales, sans recourir à l’expertise et aux fonds étrangers «. Répondant à la question sur le retard accusé dans la réalisation du stock d’Aflou (Laghouat), le ministre a souligné que « l’arrêt du projet était en raison du non-respect par la société contractante des engagements contractuels, en sus du problème de la montée des eaux «. Interrogé sur les dispositions prises pour répondre à la demande de viande rouge sur le marché à l’approche du mois de Ramadhan, M. Henni a évoqué les progrès enregistré au niveau de « la wilaya de Bordj Badji Mokhtar qui compte 41.000 dromadaires, 107.000 moutons, 62.000 chèvres et 39.000 vaches, un cheptel qui a permis à cette wilaya de produire 9.000 quintaux de viande rouge en 2021 «, ajoutant qu’ « un montant de 500.000 DA pour la création de petites unités de production de lait, et 1 million de DA pour la création de petites unités de production d’aliments transformés dans la wilaya «. Il a tenu à rassurer quant à la prise en charge des coûts des campagnes de lutte contre les ravageurs par l’Etat, via un « financement du Fonds national de développement de l’investissement agricole «, a-t-il précisé, assurant que toutes les préoccupations des professionnels du secteur « seront prises en charge «. Samira Takharboucht

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