Nouvelle republique

Les Jeux d’Oran remis en cause ?

27-11-2021 21:24

C’est là une réaction bien inquiétante que vient de livrer le Comité exécutif du Comité international des Jeux méditerranéens, qui s’est réuni pour la première fois à Athènes avec sa nouvelle composition, après les élections d’octobre dernier, présidé par Davide Tizzano. Et comment, puisque ce dernier adresse des «recommandations fortes au Comité d’organisation des Jeux méditerranéens Oran 2022», lit-on sur le site du CIJM. Ce que nous redoutions a fini par arriver, au moment où beaucoup en Algérie nous disait le contraire. «Dans son rapport régulier, le président du Comité de coordination des Jeux méditerranéens Oran 2022 et 2e vice-président...

ion, après les élections d’octobre dernier, présidé par Davide Tizzano. Et comment, puisque ce dernier adresse des «recommandations fortes au Comité d’organisation des Jeux méditerranéens Oran 2022», lit-on sur le site du CIJM. Ce que nous redoutions a fini par arriver, au moment où beaucoup en Algérie nous disait le contraire. «Dans son rapport régulier, le président du Comité de coordination des Jeux méditerranéens Oran 2022 et 2e vice-président du CIJM, M. Bernard Amsalem, a analysé la situation actuelle et a fait part de sa préoccupation et de son inquiétude face aux retards de construction des infrastructures, d’achèvement des appels d’offres, de mise en place de programmes de technologie et de transports». Voilà qui est direct. C’est un message des responsables du CIJM et non d’une partie algérienne. La précision s’imposait du fait que certaines parties, ici en Algérie, dénonce une manipulation dès qu’il s’agit de faire un état des lieux. Que de fois avons-nous alerté les plus hautes autorités du pays sur le retard dans la réalisation des infrastructures, mais aussi le reste… «Au cours de la réunion, la communication prévue avec le directeur général du Comité d’organisation Salim Ilès n’a pas été possible, de sorte qu’il n’a pas été possible de répondre aux questions que le CIJM souhaitait poser au Comité d’organisation», est-il signalé dans ce communiqué comme pour nous enfoncer plus. Est-ce une fuite en avant ? Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les remarques négatives, ne s’arrêtent pas là comme en témoigne ce passage «les marges de temps extrêmement étroites, les retards dans les projets et l’écart apparent par rapport au calendrier initialement convenu rendent impérative, la coopération immédiate et continue du CIJM avec le Comité d’organisation. Une visioconférence entre le Comité de coordination et le Comité d’organisation a été programmée le 30 novembre et une visite à Oran du 10 au 12 décembre. Il a également été convenu d’envoyer une lettre pour avoir des réunions au plus haut niveau de l’État en Algérie, à savoir avec le Président, le Premier ministre, le ministre de la Jeunesse et des Sports , ainsi qu’avec le Comité national olympique afin d’apporter des solutions immédiates aux problèmes qui ont surgi concernant les rythmes des préparatifs». Plus loin, le président Davide Tizzano tient à faire cette précision «nous respectons le peuple algérien et ses efforts, nous respectons le gouvernement du pays pour les grandes dépenses qui ont été faites pour la construction des projets, mais nous devons préserver le prestige des Jeux méditerranéens. Nous voulons tous que les Jeux aient lieu à Oran, nous aiderons par tous les moyens à les organiser, mais nous ne pouvons pas mettre en danger le plus grand événement sportif de la Méditerranée». «Le temps presse pour les Jeux méditerranéens d’Oran 2022 et le CIJM précise qu’il n’y a plus de temps pour de nouveaux retards qui pourraient mettre en péril l’événement sportif des trois continents et de ses 26 membres, qui a fêté son 70e anniversaire cette année». Voilà. C’est clair, net et précis. Aux nôtres de réagir en conséquence et nous éviter de telles remarques. Que celui qui ne peut assumer ses responsabilités, cède sa place, des compétences existent, il suffit juste de leur faire appel et de mettre de côté l’intérêt personnel et privilégier plutôt l’intérêt général, donc celui de l’Algérie… Sofiane Gassouma

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