Jeune-independant

Une première: Greffe d’organes d’un mort pour trois patients au CHU de Constantine

26-05-2022 23:37

Une équipe médicale pluridisciplinaire a réalisé ce jeudi 26 mai au CHU de Constantine la toute première transplantation de plusieurs organes prélevés d’une personne décédée.Le foie et les deux reins d’un homme en état de mort encéphalique ont été transplantés avec succès sur trois patients en attente depuis plusieurs mois de greffons.Cette réussite s’inscrit ainsi comme une première dans les annales de la transplantation d’organes en Algérie qui jusque-là reposait quasi exclusivement sur une seule source, le donneur vivant.Ce succès médical qui vient à point nommé couronner les efforts de toute une équipe constitué de plusieurs spécialistes du centre hospitalo-universitaire...

d’un homme en état de mort encéphalique ont été transplantés avec succès sur trois patients en attente depuis plusieurs mois de greffons.Cette réussite s’inscrit ainsi comme une première dans les annales de la transplantation d’organes en Algérie qui jusque-là reposait quasi exclusivement sur une seule source, le donneur vivant.Ce succès médical qui vient à point nommé couronner les efforts de toute une équipe constitué de plusieurs spécialistes du centre hospitalo-universitaire constantinois, en collaboration avec un de plus imminents spécialistes dans la transplantation hépatique au niveau national, le professeur Lamara de l’hôpital militaire de Ali Mendjli et la contribution d’un médecin issu du pôle néphrologique de la région de Batna.L’équipe pluridisciplinaire constantinoise constituée de spécialistes en chirurgie viscérale, réanimation-anesthésie, réanimation médicale, médecine légale ou encore des urgentistes avec l’appui d’une équipe paramédicale très performante ont ainsi réussi une triple transplantation viscérale à partir du corps d’un homme en état de mort cérébrale, apprend-on de source médicale.Selon les premiers échos parvenus du service, l’état de santé des patients transplantés serait très stable.Le don d’organe à partir de personnes décédées placé depuis au moins une dizaine d’années par les autorités sanitaires nationales comme une priorité, dans la mesure où cela peut substituer le manque de donneurs vivants restent tout de même confronté au blocage familiale et surtout aux croyances religieuses qui constituent un verrou, bien que des fetwas se soient prononcés clairement en faveur de cette pratique médicale qui peut sauver des vies.Le 14 mai dernier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a fait état d’un nouveau projet de loi sur la greffe d’organes sera étudié et soumis prochainement au Conseil du gouvernement pour approbation.Le ministre, qui s’exprimait lors d’une journée d’évaluation des activités de transplantation d’organes, de tissus et de cellules, a indiqué que l’objectif principal de la réalisation des greffes d’organes et de transplantations reste d’aider les patients, en particulier ceux souffrant d’insuffisance rénale.M. Benbouzid a fait savoir qu’une fois le nouveau projet promulgué, des opérations de sensibilisation commenceront en partenariat avec les secteurs concernés, notamment celui des affaires religieuses, ainsi qu’avec les professionnels de la presse et des médias et les spécialistes en réanimation et anesthésistes. Ce travail de sensibilisation sera toutefois nécessaire afin de convaincre les individus et leur famille d’accepter le don d’organes.En 2019, l’ancien ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa avait affirme que « l’islam autorise et encourage de manière explicite et claire à intervenir exceptionnellement pour effecteur une transplantation d’organes ou de tissus sur personnes décédées afin de sauver une vie humaine ».En Algérie, si les données sur le nombre des personnes dans le besoin d’une transplantation hépatique restent inexistants, l’on estime toutefois le nombre de malades insuffisants rénaux chroniques à environ 25 000, dont 1500 sont éligibles à une transplantation, une estimation annuelle rendue possible grâce à la dialyse et aux données statistiques émanant des centres de dialyse.Mais selon les données des greffes effectuées à travers le pays, les transplantations réalisées sont de l’ordre de 6 à 7 greffes par millions d’habitants, soit une moyenne de 270 greffes rénales réalisées par an depuis au moins les cinq dernières années.A noter toutefois que durant les années 2020 et 2021, une baisse sensible a été enregistrée en raison de la pandémie de la covid-19, et ce n’est qu’au mois de janvier de l’année en cours que des signaux de reprise normale des activités chirurgicales au sein des établissements hospitalier et structures sanitaires spécialisées ont été enregistrés.

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