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"Préparation d’une feuille de route pour traiter les dysfonctionnements de la visibilité de la production scientifique algérienne''

4 jours, 11 heures, 19 minutes

CONSTANTINE- Le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdelhafid Aouragh, a révélé lundi à Constantine, qu'"une feuille de route sera élaborée pour traiter les dysfonctionnements entravant la visibilité de la production scientifique algérienne à l’échelle internationale".Rencontré en marge de l’atelier national sur la promotion de la recherche dans les sciences humaines et sociales à l’Agence thématique de recherche en sciences sociales et humaines (université Salah Boubnider, Constantine-3), M. Aouragh a indiqué que le ministère de l’Enseignement supérieur projette après cet atelier de mettre en place des...

lundi à Constantine, qu'"une feuille de route sera élaborée pour traiter les dysfonctionnements entravant la visibilité de la production scientifique algérienne à l’échelle internationale".Rencontré en marge de l’atelier national sur la promotion de la recherche dans les sciences humaines et sociales à l’Agence thématique de recherche en sciences sociales et humaines (université Salah Boubnider, Constantine-3), M. Aouragh a indiqué que le ministère de l’Enseignement supérieur projette après cet atelier de mettre en place des mécanismes susceptibles d’assurer davantage de visibilité à la production algérienne de la connaissance et d’encourager les pratiques de recherche innovantes, outre l’adoption d’une stratégie visant l’instauration d’un environnement plus propice à la recherche.Il a ajouté que parmi ces mécanismes figure l’encouragement des jeunes chercheurs notamment les doctorants à élaborer leurs thèses en anglais et à traduire leurs recherches dans cette langue en tant que langue actuelle de la recherche scientifique et l’un des critères de la visibilité internationale.Il a souligné, à cet effet, que 94 % de la production scientifique mondiale est rédigée en anglais et les chercheurs ne maitrisant pas l’anglais "perdent d’énormes informations", estimant que la langue dans ces cas constitue "une entrave qu’il s’agit de traiter".De son côté, Camilla Aït Yahia, directrice de la programmation de la recherche, de l’évaluation et de la prospective à la direction générale de la recherche scientifique, a indiqué que les autres mécanismes portent sur l’intégration de la numérisation et de l’intelligence artificielle dans le domaine de la recherche scientifique en Algérie pour une "meilleure identification des chercheurs, la présentation de leur production, le gain de temps et d’efforts et la constitution d’archives de la production scientifique".Elle a estimé que l’Algérie dispose d’une quantité colossale de savoir non lu à l’échelle internationale, et cela affecte les échanges pédagogiques et la classification internationale de l’université algérienne.L’atelier national sur la promotion de la recherche dans les sciences humaines et sociales, initié par l’Agence thématique de recherche en sciences sociales et humaines, regroupe pendant deux jours une cinquantaine de chercheurs dans les disciplines humaines et sociales.Les communications programmées abordent notamment l’état actuel de la recherche algérienne en sciences humaines et sociales, la numérisation et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, la pluridisciplinarité et le rôle des langues étrangères dans la consolidation des sciences humaines et sociales.

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