Midi Libre

Les médias... le "talon de fer"

4 jours, 6 heures, 24 minutes

Le rôle des médias n’a jamais été aussi important que lors de cette période cruciale de lutte contre la pandémie mondiale. Nous avons pu, d’ailleurs le constater, par le biais de son influence indéfectible qui n’a cessé de prendre de l’importance depuis l’apparition du coronavirusLes médias ont été, dès le début, un des piliers de la sensibilisation des citoyens sur le danger du coronavirus dont les experts n’ont toujours pas trouvé tous les éléments d’information concernant l’origine face à des symptômes qui changent et évoluent sans cesse. Dans notre édition du 13 février 2020, Midi Libre a été le premier...

tible qui n’a cessé de prendre de l’importance depuis l’apparition du coronavirusLes médias ont été, dès le début, un des piliers de la sensibilisation des citoyens sur le danger du coronavirus dont les experts n’ont toujours pas trouvé tous les éléments d’information concernant l’origine face à des symptômes qui changent et évoluent sans cesse. Dans notre édition du 13 février 2020, Midi Libre a été le premier quotidien d’information à avoir consacré sa Une au coronavirus, bien qu’aucun cas n’ait encore été signalé dans le pays, la maladie venait juste de se déclarer dans la ville de Wuhan en Chine. Par la suite, le rôle des médias a été, au fur et mesure, plus présent car ayant été amenés à être sur le terrain pour renforcer la lutte. La presse, tous supports confondus, a été le témoin et le porte-parole de ces femmes et hommes qui sont au front, les combattants en blouse blanche. Ces médecins, infirmiers, sages-femmes, ambulanciers, agents d’entretien, transporteurs d’oxygène... dévoués à leur prochain au détriment de leur vie de famille et parfois au péril de leur vie, accumulant plusieurs jours de travail sans le moindre repos. La presse leur a rendu un hommage mérité et continue de le faire au quotdien, les mots restent toutefois dérisoires pour parler de ces héros au quotidien, qui ont payé et continent de payer un lourd tribut à la maladie. Tant qu’il y aura des hommes Sacrifice : mot-clé pour les nombreuses associations et bénévoles, qui n’ont pas lésiné sur les efforts pour sensibiliser sur les dangers de la pandémie. C’est aussi ces femmes et hommes algériens qui n’ont pas cédé à l’individualisme, en ces temps de crise plurielle. Le peuple algérien, en temps de crise, le "petit" peuple s’entend, ou ceux que l’on qualifie ainsi car petit n’est certainement pas le terme adéquat face aux gestes et actions inouïs de générosité, de solidarité, d’abnégation... de ces personnes qui n’ont souvent, que très peu, mais qui tiennent à le partager quand même, des grandes leçons d’humanisme. Des associations se sont engagées, quant à elles, en plein confinement à sensibiliser sur les gestes qui sauvent, apportant leur aide dans les contrées les plus reculées. Ces enfants de l’Algérie n’ont pas ménagé leur peine, se déplaçant, entre autres, au niveau des marchés et des grandes surfaces, lieux par excellence d’affluence et donc de risque de contamination. Nous citerons pour l’exemple, l’excellent travail de sensibilisation effectué par la Société algérienne de psycho-oncologie. La Sapo, au service certes des patients atteints de cancer, mais qui s’est toutefois mobilisée, avec ses membres adhérents actifs et pluridisciplinaire en partenariat avec diverses autres associations : la Société des auxiliaires médicaux algériens, l’Algérien of management administration, afin de sensibiliser sur les risques les citoyens dans tous les lieux de regroupements : marchés, rues, lieux de travail... Il faut dire qu’au sein de la population, on n’a pas toujours mesuré le degré extrême de virulence et la vitesse de propagation du virus, ne serait-ce que parce que la Chine, son lieu de naissance, se itue à des milliers de kilomètres de l’Algérie. En participant à cet élan national de lutte contre la pandémie, la Sapo confirmé son statut d’association au service du citoyen. L’Algérie profonde Le travail d’un reporter en temps la pandémie ne saurait être confiné au niveau de la capitale, loin s’en faut. L’Algérie est une et indivisible même dans ses zones les plus enclavées. Midi Libre a accompagné la caravane médicale de Naâma, au mois de novembre 2020 à destination des zones d’ombre. La caravane était à l’initiative du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Aux côtés des membres du Réseau national de la jeunesse algérienne et de Sanofi qui a également participé avec deux cliniques mobiles équipées d’un matériel de dépistage nous avons participé à cette campagne de prévention des maladies chroniques et de sensibilisation contre le covid par ailleurs. Dans ce cadre plus de 4.000 personnes ont bénéficié de consultation médicales ou encore de prises en charge thérapeutiques. Avec une équipe médicale pluridisciplinaires le départ s’est fait le 2 novembre 2020 pour la wilaya de Naâma à partir de la commune d’El-Madania à Alger, nonobstant les contraintes dues au covid pour redonner espoir à des milliers de personnes, surtout que cette campagne a touché différentes communes de cette wilaya ; c’est dire que le travail accompli par ces femmes et hommes est énorme, ces quelques lignes sont nettement insuffisantes pour pouvoir exprimer leur dévouement au service de l’autre. Un travail de sensibilisation a été également réalisé à Adrar, en janvier 2021, puis à Bechar en mars 2021. En plus de ces différentes actions menées, il en est une de première important qui a consisté en l’acheminement de médicaments dans l’Algérie profonde et ses zones d’ombres. En effet, confinement oblige, l’interdiction faite aux transports publics de circuler hors de leurs wilayas respectives a pénalisé fortement les malades aux revenus modestes, usagers de ce type de transort commun. Ainsi, ce sont entre autres des patients traités au CPMC, bloqués par conséquent chez eux, auxquels les associations ont fait parvenir leurs molécules jusqu’à Béchar, par moments… Le rôle du journaliste est d’accompager dans toutes ces démarches ces hommes et femmes infatigables, sans bien sûr omettre de signalerles quelques insuffisances et manquements constatés sur le terrain de la lutteAinsi, la presse s’est attelée dès l’apparition du Covid à lutter contre cette pandémie par une sensibilisation de tous les instants, appelant au respect des mesures barrières à observer pour éviter les contaminations tout en menant un combat anti-complotiste qui vont jusqu’à nier l’existence même du Covid à l’instar de la mouvance conspirationniste Qanon. Ce combat est mené en collaboration avec différents secteurs concernés, en premier lieu le ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière. La presse, à travers tous ses canaux, n’a eu de cesse de diffuser les recommandations du Comité scientifique chargé du suivi de cette pandémie et d’informer sur les cas de contaminations à différents degrés et de la nature des prises en charge des malades, compte tenu des moyens disponibles d’une part et de l’évolution de cette pandémie d’autre part. A ce niveau, la presse dans ses interventions et ses attitudes se trouvait être le reflet, entre autres, de la réalité épidémiologique et des investigations scientifiques menées au début, faites certes de tâtonnements de l’aveu même des spécialistes (comportement tantôt d’abattement mais toujours d’espoir et d’efforts sans cesse renouvelés récompensés, aujourd’hui, par la fabrication de vaccins efficaces.) Parallèlement, à ce travail d’informations, la presse se doit de sensibiliser, en continu, sur le terrain malgré les risques ; comme elle l’a déjà fait en d’autres temps pour d’autres causes… Il est donc à rappeler que sur les marchés, lorsque ceux-ci n’ont pas été fermés, confinement oblige, les journalistes n’ont eu de cesse d’appeler à la vigilance par le respect de la distanciation physique autant que faire se peut, du port du masque et du lavage des mains avec une solution hydro-alcoolique, en l’absence d’eau. Ces interventions, en outre, ont été également menées au sein des entreprises et auprès de différentes institutions essentielles à l’activité, malgré tout, demeurées ouvertes au public. Difficile la mission d’informer et de sensibiliser en période d’une pandémie totalement inédite paradoxalement en ces temps de modernité, de progrès et d’avancées technologiques. Pour ce faire il fallait obtenir des attestations de circulation auprès des autorités compétentes afin d’accomplir ses missions : recueil d’informations à répercuter souvent par visio-conférences, méthode au demeurant distanciée qui ne peut être aussi efficace que les interviews de vive voix où la gestuelle réciproque aide à l’échange, voire à une certaine convivialité. Ce travail des journalistes a été particulièrement ardu dans les zones confinées en totalité, cela a été le cas dans la wilaya de Blida où toutes les difficultés étaient réunies et dans les régions reculées du pays entravant ainsi la mission du journaliste qui en dépit de toutes les difficultés réunies a lutté pour continuer à donner l’information au quotidien. En plus, et de concert à leur travail classique d’informations, les journalistes ont mené des actions pour endiguer les visées complotistes. Que n’a-t-il pas été dit de la part des complotistes de toutes extractions du simple citoyen naïf, victime de ces mêmes visées négationnistes et de charlatans de tous bords jusqu’à certains puissants de ce monde ? N’est-ce pas Trump et Belsonaro qui ont nié, avec véhémence, l’existence même du Covid à ses débuts avec toutes les conséquences malheureuses en pertes de vies humaines dans leurs pays respectifs ; chacun y allant de sa propre logorrhée accusant par là-même des politiques, hommes d’affaires sincères et intègres de vouloir dominer le monde en inventant cette - histoire - du Covid qui n’existerait pas selon eux. Le paradoxe, en l’espèce, c’est que ce négativisme survient dans les pays développés, est-ce une rançon de la gloire ? Dans les pays du Sud, préoccupés à gagner leur pain quotidien, les citoyens ne peuvent se permettre de telles coquetteries ; nonobstant, par moment, des attitudes incongrues de traitement du Covid animées par des personnes qui n’ont rien à voir avec la science et qui trouvent là un fonds de commerce à exploiter en tirant profit de la crédulité de pauvres âmes

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