Liberté Algérie

De nombreuses sources d’eau à sec

20-07-2020 10:30

La plupart des fontaines de Drâa El-Mizan, notamment celles qui se trouvent le long de la RN68, telles que Thala Bachar et Thala Fraws, qui ont été pourtant rénovées ces dernières années à coups de millions de centimes, ne répondent plus aux besoins des nombreux habitants qui les prennent d’assaut quotidiennement.  Plusieurs de ces nombreuses sources qui soulageaient habituellement les habitants de cette région qui fait face, hiver comme été, au manque d’eau potable dans les robinets, sont désormais quasiment à sec, et ce, à cause du faible taux de pluviosité enregistré durant l’hiver.  “Avec ces sources quasiment à...

années à coups de millions de centimes, ne répondent plus aux besoins des nombreux habitants qui les prennent d’assaut quotidiennement.  Plusieurs de ces nombreuses sources qui soulageaient habituellement les habitants de cette région qui fait face, hiver comme été, au manque d’eau potable dans les robinets, sont désormais quasiment à sec, et ce, à cause du faible taux de pluviosité enregistré durant l’hiver.  “Avec ces sources quasiment à sec, notre situation ne fait que se compliquer davantage, nous qui souffrons déjà beaucoup à cause du problème d’alimentation de notre village en eau potable. Ça nous arrive de ne recevoir de l’eau potable qu’une seule fois tous les quinze jours et à raison d’une à deux heures à chaque fois. Actuellement, ces fontaines qui nous sauvaient sont presque à sec, il faudra attendre jusqu’à deux heures pour remplir deux ou trois bidons de cinq litres. Il faut donc recourir à l’achat de l’eau minérale ou de citernes”, a déploré un habitant de Sanana, rencontré devant Thala Bachar en train d’attendre son tour. La situation est intenable dans tous les villages de la daïra. À Ath Ali et Ath Boumaâza, à 1200 m d’altitude sur les hauteurs de Frikat, les villageois ne savent plus à quel saint se vouer. “Toutes nos réclamations ont été vaines. Le débit de nos deux sources est trop faible et c’est pour cela que nous ne cessons de réclamer qu’on soit alimenté par le barrage Koudiat Acerdoune”, dira un membre du comité de village d’Ath Ali. Notre interlocuteur a souligné que les habitants de son village ont déployé d’énormes efforts pour le captage des deux sources Tijirit et El-Aïnceur Oussaka, mais le réservoir d’eau réalisé depuis près de trois ans ne s’est jamais rempli. À souligner que l'APC avait réalisé une étude globale pour régler le problème. En vain. “Nous avons évoqué ce problème même avec le ministre des Ressources en eau. Depuis notre installation à la tête de cette APC en décembre 2017, nous n'avons cessé de tirer la sonnette d'alarme au sujet de l'alimentation en eau potable de notre commune. En contrepartie, nous n'avons eu que des promesses non tenues”, nous avait déclaré le maire lors de l'une de nos entrevues avec lui. Pratiquement, le constat est le même dans de nombreux villages où les sources d’eau ne sont plus abondantes en eau comme les années précédentes. Il s’agit d’une source à Thala Maâmar. “Cette source est à l’abandon. Une opération de réhabilitation a été programmée par l’APC. Cependant, à cause d’une opposition, elle est toujours dans un état lamentable. Pourtant, son eau est consommée par de nombreux citoyens venant même des autres villages de la commune”, a répondu un habitant du village Thala Maâmar. Même les citernes tractées n’arrivent plus à répondre à toutes les commandes parce que les forages situés notamment sur le long de la rivière qui longe la RN25 entre Draâ El-Mizan et Aït Yahia Moussa sont à sec ou menacés de pollution à cause des eaux usées déversées dans l'oued. À M’kira également, la situation reste inchangée en dépit des actions de protestation organisées devant les sièges d’APC et de wilaya. “Nous ne recevons que 900 m3/jour pour un total de 18 000 habitants. Pourtant, notre quota officiel est de 3000 m3. Que se passe-t-il alors ? Nous exigeons des explications des responsables concernés”, s’insurgent les membres de la coordination des villages de M’kira qui ne cessent de crier leur colère.  O. Ghilès

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