Elmoudjahid

Procès Tahkout : Le verdict attendu mercredi

13-07-2020 00:00

Le procès de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, le patron de Cima Motors, s’est poursuivi hier au tribunal d’Alger avec les plaidoiries de ses 17 avocats.  Me Khaled Bourayou a soutenu que l’ensemble des investissements de Tahkout ont été effectués dans le respect de la législation.   «C’est par son labeur qu’il a pu se faire un nom. C’est un enfant du peuple qui a réussi. Il n’a rien obtenu de l’Etat et il s’acquittait de ses impôts», a-t-il insisté. Me Bourayou rappelle que le parcours de son client remonte aux années 1970, et que tout au long de sa...

s.  Me Khaled Bourayou a soutenu que l’ensemble des investissements de Tahkout ont été effectués dans le respect de la législation.   «C’est par son labeur qu’il a pu se faire un nom. C’est un enfant du peuple qui a réussi. Il n’a rien obtenu de l’Etat et il s’acquittait de ses impôts», a-t-il insisté. Me Bourayou rappelle que le parcours de son client remonte aux années 1970, et que tout au long de sa carrière, il n’a bénéficié d’aucun crédit bancaire et qu’il a toujours privilégié le partenariat avec l’Etat.  «Mon client et les membres de sa famille sont l’objet d’une campagne de lynchage et sont victimes d’acharnement», a affirmé l’avocat. Il insiste sur la légalité de toutes ses activités et de l’absence de preuves à même de justifier les chefs d’inculpation dont il fait l’objet et pour lesquels le procureur de la République avait requis une peine de 16 ans de prison ferme avec une amende de 8 millions de DA et la confiscation de tous ses biens.  Une peine que l’avocat qualifie d’«exagérée», relevant que les griefs reprochés à Tahkout relatifs aux lots de terrain dont il a bénéficié dans le cadre de la concession relèvent du ressort du tribunal administratif.  Quant à l’investissement de son client dans la filiale de l’industrie automobile, il affirme qu’il a été consenti sur fonds propres et que cette activité a permis à l’Etat de réduire sensiblement la facture d’importation des véhicules. De son côté, l’avocat Kamel Allag a estimé que la gestion de l’affaire incriminant son client est entachée de plusieurs irrégularités, rappelant que la défense avait voulu se retirer.  Selon lui, toutes les preuves fournies à la police judiciaire attestant de l’innocence de son client et de la conformité de ses activités à la réglementation en vigueur n’ont pas été prises en compte.  Abordant l’activité du montage automobile pour laquelle son client est suspecté d’obtention d’indus privilèges, il récuse en bloc ces accusations.  Il fait savoir que l’usine Hyundai de Tahkout à Tiaret a largement contribué à l’amélioration des conditions de la population locale et que l’investisseur n’a bénéficié d’aucun privilège dans le cadre de la concession des lots de terrain acquis conformément à la loi.    Les projets ont été réalisés dans le respect de la loi, selon la défense   Les avocats ont plaidé l’acquittement de leur client qu’ils présentent comme étant un opérateur économique respectueux de la réglementation. La défense de ses frères, Bilal, Hamid et Rachid, a souligné que leurs clients sont innocents. Pour rappel, le procureur de la République avait requis, mercredi dernier, une peine de 16 ans de prison à l’encontre de Mahieddine Tahkout et une amende de 8 millions de DA et 15 ans de prison à l’encontre des anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal. Ils sont poursuivis notamment pour abus de fonction, octroi d’indus privilèges et dilapidation de deniers publics.  Une peine de 20 ans de prison assortie d’une amende de 8 millions DA a été requise contre l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, contre lequel un mandat d’arrêt international a été émis, ainsi que 10 ans de prison contre les anciens ministres, Youcef Yousfi, Abdelghani Zaalane et Ammar Ghoul, assortis d’une amende de 2 millions DA pour chacun.  Concernant les membres de la famille de l’accusé principal impliqués dans cette affaire, le représentant du ministère public a requis des peines de 12 ans de prison et de 8 millions DA contre Tahkout Rachid avec confiscation de tous ses biens, 10 ans de prison et 8 millions DA avec confiscation de tous ses biens à l’encontre de Billel Tahkout, de 8 ans de prison assortis d’une amende de 5 millions DA contre Hamid Tahkout et de 3 ans de prison à l’encontre de Nacer Tahkout. Dans le même cadre, le procureur de la République a requis 12 ans de prison et une amende de 2 millions DA à l’encontre de l’ancien wali de Skikda, Faouzi Belhoucine. Le verdict sera prononcé mercredi, apprend un des avocats des prévenus. A souligner que l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia était absent à l’audience. Il a été admis au CHU Mustapha-Pacha, a indiqué un de ses avocats. Ouhayia avait déclaré lundi dernier qu’il souffrait d’un cancer. L’avocat a indiqué qu’il y a des incohérences dans la procédure judiciaire engagée contre son mandant.  Karim Aoudia 

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