Liberté Algérie

Tension sur le logement social à Constantine

22-12-2019 11:00

Ils ont tenu hier matin un sit-in de protestation devant le cabinet du wali. Issus de plusieurs quartiers de la ville de Constantine, des dizaines de demandeurs de logements, détenteurs de préaffectations pour la plupart depuis 2010, ont tenu, hier matin, un sit-in de protestation devant le cabinet du wali situé au centre-ville. Ils ont crié leur désarroi et leur colère et revendiqué l’attribution des logements qu’ils attendent depuis plus de 10 ans. En effet, les protestataires – venus de la rue Didouche-Mourad, de la rue Larbi-Ben M’hidi (Triq Djida), de la rue Belouizdad, de Rahmani-Achour, de la vieille...

étenteurs de préaffectations pour la plupart depuis 2010, ont tenu, hier matin, un sit-in de protestation devant le cabinet du wali situé au centre-ville. Ils ont crié leur désarroi et leur colère et revendiqué l’attribution des logements qu’ils attendent depuis plus de 10 ans. En effet, les protestataires – venus de la rue Didouche-Mourad, de la rue Larbi-Ben M’hidi (Triq Djida), de la rue Belouizdad, de Rahmani-Achour, de la vieille ville (Rahbet Essouf, Souika), du Chalet des pins, d’El-Kasbah, de Sidi Mabrouk, de la rue du 12-Mai-1956, de la rue Qitouni-Abdelmalek  et de la cité Daksi-Abdeslem – affirment détenir des préaffectations mais n’ont toujours pas bénéficié de logements sociaux. Ils ont également dénoncé la mise à l’écart de leurs dossiers de demande de logement, alors que d’autres demandes plus récentes ont été traitées rapidement. “Comment se fait-il que nous détenions des préaffectations depuis 2010 et que nous n’avons toujours pas bénéficié d’un logement social, alors que d’autres personnes qui ont déposé leur dossier de logement en 2015 sont déjà relogées ? Où réside le problème ? Où sont passés nos dossiers ?”, dit Ammar, un des protestataires. Une mère de famille assise pas loin de la station du tramway dira : “C’est le énième sit-in de protestation que nous tenons, mais hélas ! Nous ne pouvons plus patienter. Nous en avons marre de débourser de grosses sommes pour des loyers qui coûtent les yeux de la tête. Nous avons des préaffectations, mais nous ne figurons sur aucune liste, même pas sur la dernière affichée au mois de novembre dernier, alors que des ‘étrangers’ ont bénéficié de logements avant nous. Nous voulons des explications.” Les protestataires, qui qualifient ce retard dans l’attribution de leurs logements de “hogra caractérisée”, revendiquent qu’on les intègre dans la prochaine liste d'attributaires. “Ça fait des années que les services de la wilaya nous promettent de nous reloger, nous attendons depuis 2010, mais rien n’a été fait à ce jour. Nous n’avons plus confiance en leurs promesses, notre patience a des limites”, ont crié les contestataires.   Inès Boukhalfa   

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